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La sagesse sublime cachée dans l’histoire du prophète Moïse selon Ibn Arabi, 1ère partie

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Selon sa signification spirituelle, le meurtre des enfants mâles ( des Israélites, meurtre ordonné par Pharaon ) dans le but de détruire le prophète ( dont la naissance lui avait été prédite) eut lieu pour que la vie de chaque enfant tué dans cette intention affluât à Moise, car ce fut en supposant qu’il était Moïse que chacun de ces enfants fut tué; or, il n’y a pas d’igorance dans l’ordre cosmique , de sorte que la vie c’est à dire l’esprit vital de chacune de ces victimes dut nécessairement revenir à Moïse. C’était de la vie pure , primordiale, n’ayant pas été souillée par des désirs égoïstes. Moïse était donc de part sa constitution psychique la somme des vies de ceux qui avaient été tués dans l’intention de le détruire. Dés lors, tout ce qui était préfiguré dans la prédisposition psychique de chaque enfant tué se retrouvait en Moïse, ce qui représente une faveur divine exceptionnelle que personne avant lui n’avait reçues.

Moïse est donc né comme une synthèse de beaucoup d’esprit vitaux, qui étaient au tant de forces actives. 

Pour ce qui est de la sagesse impliquée dans le fait que Moïse a été mis dans une arche et abandonné au Nil, Ibn Arabi explique que l’arche correspond à son réceptacle humain ( Anasut) et le Nil à la connaisance qu’il dut assimiler par l’entremise de ce corps; c’est à dire par le moyen de la pensée et des facultés de sensation et d’imagination, facultés qui ne sauraint transmettre quelque chose à l’âme humaine sans

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L’Écorce et le noyau dans toutes les religions

 

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Exotérisme et ésotérisme, ces deux domaines respectifs sont définit par les soufis comme suit: le premier, accessible au plus grand nombre, constitue, d’après une métaphore utilisée par Ibn Arabi, l’« écorce » de la doctrine, tandis que le second en est le « noyau » et est réservé à une « élite », seule apte à en tirer véritablement profit.

Cette distinction entre ésotérisme et exotérisme, se rencontre dans la plupart des traditions orthodoxes,.mais, la tradition islamique est  peut-être celle où est marquée le plus nettement la distinction de  l’exotérisme et de l’ésotérisme, la voie exotérique, , étant représentée par la shariyah, et est commune à tous,  tandis que la « vérité » intérieure, réservée à l’élite , est appelée haqiah. Cet ésotérisme  n’est point quelque chose de nouveau ou surajouté à la doctrine islamique, quelque chose qui serait venu s’y adjoindre après coup et du dehors, mais  en est au contraire une partie essentielle puisque, sans lui, elle serait manifestement incomplète, quant à son principe même.

Ce cœur de la doctrine est en même temps ce qui est commun à toutes les traditions spirituelles

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La cause de la décadence du monde selon les traditionalistes

state-of-decay Si l’homme moderne est hanté par l’idée de fin du monde, c’est parce qu’il pressent la fin de son monde. Et il a raison , expliquent les traditionalistes parce que le mythe du progrès infini est sur le point s’achever

Tous les authentiques traditionalistes ramènent donc cette  crise que le  monde est entrain de vivre et cette angoisse à la quatrième phase du cycle cosmique, le” Kali Yuga ” selon la terminologie hindo, ou l’age sombre . Dans toutes les anciennes  traditions, en effet, la descente des principes dans la manifestation n’est pas un progrès (au sens occidental), mais une chute. Et il ne s’agit pas ici de disserter sur une opposition classique entre spiritualisme et matérialisme, mais bien d’adopter un autre point de vue. L’occidental moderne est d’abord l’homme inscrit dans le temps, alors que le traditionaliste pense le monde d’un point de vue extérieur au temps.

De ce point de vue, l’Histoire obéit à une structure cyclique et hélicoïdale. Le Kali Yuga, ou age sombre de l’humanité qui commence à peu près en même temps que ce que nous appelons l’Histoire, c’est-à-dire avec l’invention supposée de l’écriture, ou à peu près, a été marqué par une succession de « petites crises » qui, dans leur architecture, anticipaient la crise terminale qui vient maintenant vers nous. Parmi ces crises, en premier lieu : l’effondrement de la civilisation classique – un effondrement qui, pour les traditionalistes, commence dès le VI° siècle av. J.C., c’est-à-dire au moment où, avec l’irruption de la philosophie, la croyance antique perd son sens, et tombe dans le domaine de l’intellect, avant de dégénérer en superstition et en spectacle. C’est, pour eux, la préfiguration de ce qui arrive à la Chrétienté, à partir du XVI° siècle, avec la Renaissance

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L’origine de la perte de la valeur de la monnaie , une profonde interprétation par René Guenon

 

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Dégénérescence de la monnaie

Le point de vue «économique»  et la conception exclusivement quantitative de la monnaie qui lui est inhérente ne sont que le produit d’une dégénérescence somme toute assez récente, et que la monnaie a eu à son origine et a conservé pendant longtemps un caractère tout différent et une valeur proprement qualitative, si étonnant que cela puisse paraître à la généralité de nos contemporains.

Les monnaies traditionnelles sont couvertes de symboles traditionnels, dont certains présentent un sens particulièrement profond (donc impliquaient la participation des prêtres dans le déchiffrement). La monnaie n’étaient pas la chose profane d’aujourd’hui.

Le contrôle de l’autorité spirituelle sur la monnaie s’est perpétué tant que la civilisation est restée traditionnelle (au cas de l’Occident, jusqu’à la fin du Moyen Age). La destruction de l’Ordre des Templiers par Philippe le Bel est le moment où la monnaie commence à être profane, petit à petit. Il a été accusé d’avoir „altéré la monnaie”. „Il fallait donc qu’il y eût là quelque chose d’un autre ordre, et nous pouvons dire d’un ordre supérieur, car ce n’est que par là que cette altération pouvait revêtir un caractère de si exceptionnelle gravité qu’elle allait jusqu’à compromettre la stabilité même de la puissance royale, parce que, en agissant ainsi, celle-ci usurpait les prérogatives de l’autorité spirituelle qui est, en définitive, l’unique source authentique de toute légitimité

La „profanisation” s’est passé en réduisant les choses à leur seul aspect quantitatif.

en entourant constamment l’homme des produits de cette industrie moderne, en ne lui

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La chevaleresque : El futuwwa

abd alKader El -Futuwa ( La chevaleresque ) qui consiste à effacer son ego pour le remplacer par le service permanent à l’autre ,et c’est cette attitude qu’adoptent les maîtres spirituels .Ibn ‘Arabî , explique la Futuwwa en disant : ” En vérité ,la futuwwa consiste à élargir aux autres les bienfaits et les dons qui nous sont octroyés et à occulter ceux que nous dispensons conformément à ce que Dieu a dit dans le Coran : ” Ne rendez pas vains vos dons en les interrompant ou en causant du tort ” Coran II ,264le Coran considère que l’une des qualités majeures des pieux à qui est réservée la félicité dans la vie ultime, c’est la maîtrise de la colère et le pardon accordé par eux à ceux qui les offensent. Allah dit : “Qui dépensent dans l’aisance et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui – car Allah aime les bienfaisants – “L’Emir Abd El-Kader, C’est l’homme du sabre lorsqu’il s’agit de défendre l’honneur de son pays mais aussi c’est l’homme de coeur lorsqu’il s’agit de défendre les victimes de l’injustice et de l’oppression,Son humanisme a été attesté par de grands auteurs et dans toutes les langues.On ne peut comprendre la personnalité de l’Emir Abd El-Kader ce grand homme qu’en se référant à l’enseignement et à l’éducation spirituelle qui le rattache à la voie initiatique de l’ésotérisme islamique, et son maître Ibn Arabi le soufisme.

Derrière le combattant du « djihâd mineur » contre l’ennemi du dehors qui dévastait alors son pays, se dévoile l’homme mystique dont la vie intime ne fut qu’un long combat contre l’infidélité que tout homme porte en lui : c’est le sens de la grande guerre sainte « al jihâd al-akbar ». Ses écrits, son expérience, sont des témoignages vivant de la fidélité et de la continuité de cette voie soufie Mohammadienne. La voie du milieu où le temporel et le spirituel se fondent l’un dans l’autre et d’où émerge l’Homme, le serviteur parfait « al insân al kâmil ».Cela nous invite à méditer les paroles de l’Émir illustrant le pur amour. Le qualificatif de serviteur aimant auquel Dieu s’adresse est, pour les soufis, la désignation de l’état primordial, la nature parfaite et originelle de tous les prophètes et de tous les saints et les amis de Dieu (awilya’Allah). Illustrant au plus haut degré la relation subtile

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L’ arbre symbole de l’homme universel par Ibn Arabi

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Dans “Le Livre de l’Arbre et des Quatre Oiseaux” Ibn Arabi ,  décrit l’Arbre en tant que symbole de l’Homme Universel, de l’être dans sa totalité et développe quatre principes à la base de sa manifestation. L’Arbre et les principes de sa manifestation concernent aussi bien la Manifestation universelle que sa modalité individuelle .L’Arbre symbolique de l’Islam apparaît notamment dans la vision d’un Maître soufi du XIIIe siècle de notre ère, Muhyiddin ibn Arabi aussi appelé Cheikh al-Akbar (le Plus Grand des Cheikhs). Il en donne une description dans deux traités concis qui laissent bien souvent les lecteurs du XXIe siècle quelque peu perplexes. En effet, le récit d’Ibn Arabi ne fait que traduire son expérience intérieure: “Je ne parle que de ce que je goûte” (Futûhât).Ibn Arabi a mené sa quête sur les terres de son Andalousie natale et dans l’ensemble du monde arabe. استمر في القراءة

Le danger et l ‘illusion des "prophéties"

Le mélange de vrai et de faux qui se rencontre dans les «pseudo-traditions» de fabrication moderne, se retrouve aussi dans les prétendues «prophéties» qui, en ces dernières années surtout, sont répandues et exploitées de toutes les façons pour des fins dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles sont fort énigmatiques; nous disons prétendues, car il doit être bien entendu que le mot de «prophéties» ne saurait s’appliquer proprement qu’aux annonces d’événements futurs qui sont contenues dans les Livres sacrés des différentes traditions, prophecy2 et qui proviennent d’une inspiration d’ordre purement spirituel; dans tout autre cas, son emploi est absolument abusif, et le seul mot qui convienne alors est celui de «prédictions». Ces prédictions peuvent d’ailleurs être d’origines fort diverses; il en est au moins quelques-unes qui ont été obtenues par l’application de certaines sciences traditionnelles secondaires, et ce sont assurément les plus valables mais à la condition qu’on puisse en comprendre réellement le sens, ce qui n’est pas toujours des plus faciles car, pour de multiples raisons, elles sont généralement formulées en termes plus ou moins obscurs et qui ne s’éclaircissent souvent qu’après que les événements auxquels ils font allusion se sont réalisés; il y a donc toujours lieu de se méfier, non de ces prédictions elles-mêmes, mais des interprétations erronées ou «tendancieuses» qui peuvent en être données. Quant au reste, en ce qu’il a d’authentique, il émane à peu près uniquement de «voyants» sincères mais fort peu «éclairés» qui ont aperçu des choses confuses se rapportant plus ou moins exactement à un avenir assez mal déterminé, le plus souvent, quant à la date et à l’ordre de succession des événements et qui, les mélangeant inconsciemment avec leurs propres idées, les ont exprimées plus confusément encore, si bien qu’il ne sera pas difficile de trouver là-dedans à peu près tout ce qu’on voudra.

On peut dès lors comprendre à quoi tout cela servira dans les conditions actuelles: comme ces prédictions présentent presque toujours les choses sous un jour inquiétant et même terrifiant, parce que c’est naturellement cet aspect des événements

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